L'IHU RespirERA, Université Côte d'Azur et l'Université d'Ashoka (Inde) s'unissent face aux défis de la santé respiratoire : pollution, cancer, vieillissement et IA.

France-Inde : Une collaboration scientifique pour l’avenir de la santé respiratoire

L’urgence climatique, le vieillissement de la population, la dégradation des conditions environnementales et la recrudescence des pathologies respiratoires sont des défis qui ne connaissent pas de frontières. C’est dans ce contexte mondial que l’IHU RespirERA, en partenariat avec Université Côte d’Azur, a initié une première rencontre historique avec l’Université d’Ashoka (Inde).

Ce premier « joint meeting » marque le début d’une collaboration ambitieuse au sein du cadre Campus France-Inde. L’objectif ? Croiser les expertises pour accélérer la recherche et proposer des solutions concrètes pour mieux respirer demain.

L’environnement et le vieillissement : des enjeux partagés

L’un des piliers majeurs de cette rencontre a porté sur l’impact de notre environnement. Les chercheurs ont partagé leurs travaux sur des thématiques cruciales :

  • Pollution et climat : Comprendre comment la pollution de l’air affecte le microbiome (la flore) de nos poumons et de notre peau, et modéliser l’exposition aux polluants, un sujet d’importance capitale en Inde comme en France.
  • Le défi de l’âge : Analyser le vieillissement pulmonaire et la fragilité des populations pour développer des stratégies « anti-sénescence » (anti-vieillissement cellulaire) afin de préserver le capital respiratoire le plus longtemps possible.

L’Intelligence Artificielle et la « Big Data » au service du patient

Pour aller plus loin que la médecine traditionnelle, l’IHU RespirERA et ses partenaires misent sur la technologie de pointe. Les présentations ont mis en lumière l’utilisation de l’intelligence artificielle et de l’analyse de données massives (Big Data) pour :

  • Décrypter les réseaux de régulation génétique grâce à la transcriptomique (l’étude de l’activité des gènes) cellule par cellule.
  • Améliorer le diagnostic du cancer du poumon via l’analyse d’images radiologiques et histologiques (tissus) assistée par IA.
  • Développer la « biopsie liquide », une méthode moins invasive pour détecter et suivre les cancers thoraciques (grâce à une simple prise de sang).

Vers une approche globale : nutrition et prévention

La santé respiratoire ne s’arrête pas aux poumons. Les échanges ont également souligné l’importance d’une vision intégrative, abordant :

  • Le rôle de la nutrition : L’impact des régimes à base de plantes sur les symptômes de l’asthme (étude NutriNet-Santé).
  • Le métabolisme cellulaire : Comment l’énergie de nos cellules peut lier des maladies comme la BPCO (Bronchopneumopathie chronique obstructive) et le cancer du poumon.

Une collaboration tournée vers l’avenir

Cette rencontre n’est qu’une première étape. Elle a permis de jeter les bases de projets communs et d’échanges académiques. La prochaine étape majeure est déjà fixée : l’organisation d’un congrès international à Nice.
En unissant les forces de la recherche française et indienne, nous réaffirmons notre ambition : réduire l’impact des maladies respiratoires et améliorer la qualité de vie des patients à l’échelle globale.