Le 16 janvier 2026, l’Espace du Centenaire à Paris a accueilli la 17e Journée Médecine Translationnelle et cancer du poumon, un événement majeur organisé par l’Intergroupe Francophone de Cancérologie Thoracique (IFCT). Le Pr Paul Hofman, directeur de l’IHU RespirERA, y a joué un rôle clé en modérant une session stratégique sur les nouvelles méthodes de suivi des patients.
Qu’est-ce que la « Maladie Résiduelle » (MRD) ?
La session modérée par le Pr Hofman portait sur l’intégration de la Maladie Résiduelle Minimale (MRD) dans les décisions de traitement pour les cancers du poumon non à petites cellules (CBNPC).
La MRD représente les traces de cancer invisibles aux examens classiques (comme le scanner) mais détectables grâce à des analyses de sang très poussées. Savoir si ces traces persistent après une chirurgie ou un traitement permet aux médecins de personnaliser la prise en charge : faut-il intensifier le traitement ou, au contraire, l’alléger ?
Des échanges de haut niveau pour une médecine de précision
Cette session a permis de confronter les expertises sur plusieurs points essentiels :
- Le retour d’expérience : L’exemple du cancer colorectal pour mieux comprendre les enjeux de la MRD.
- Le choix des technologies : Un comparatif entre les tests dits « tumor-informed » (basés sur la connaissance préalable de la tumeur) et « tumor-naive » (recherche plus large).
- L’avenir de l’accès aux tests : La réflexion autour d’un test académique national « INCa MRD » pour garantir un accès équitable à ces innovations.
L’engagement de l’IHU RespirERA : transférer les technologies en solutions concrètes
Cette participation illustre les ambitions portées par l’IHU RespirERA dans le déploiement de technologies de pointe, telles que la biopsie liquide et l’étude des biomarqueurs, pour transformer durablement la prévention et les parcours de soins. En soutenant activement la recherche translationnelle, qui assure une passerelle directe entre les découvertes en laboratoire et les traitements au lit du patient, l’institut réaffirme sa mission prioritaire : réduire l’impact des maladies respiratoires grâce à une médecine toujours plus personnalisée et prédictive.