Les 21 et 22 mai 2026, Pompéi a accueilli le workshop international de l’International Society of Liquid Biopsy (ISLB), réunissant plus de 150 experts venus du monde entier. Consacré aux avancées récentes de la biopsie liquide en oncologie, cet événement a mis en lumière les défis scientifiques et organisationnels liés à son intégration en pratique clinique. L’IHU RespirERA, représenté par le Pr Paul Hofman, a contribué aux discussions sur l’implémentation de ces technologies dans les parcours de soins.
Un rendez-vous international au cœur de la biopsie liquide
Organisé dans le cadre historique de Pompéi, le workshop de l’ISLB 2026 s’est imposé comme un temps fort de la communauté scientifique internationale dédiée à la biopsie liquide. Plus de 150 participants issus d’Europe, d’Amérique du Nord et d’Asie ont échangé sur les dernières avancées dans le domaine, confirmant l’intérêt croissant pour ces approches non invasives en oncologie.
La biopsie liquide, qui permet d’analyser des biomarqueurs circulants à partir d’une simple prise de sang, s’affirme aujourd’hui comme un outil central pour mieux comprendre l’évolution des cancers, suivre les réponses aux traitements et détecter précocement les mécanismes de résistance.
Des experts internationaux réunis autour des enjeux de transformation clinique
Le workshop a réuni plusieurs figures majeures de la recherche en oncologie et en biologie translationnelle, parmi lesquelles les Pr Christian Rolfo, Klaus Pantel, Umberto Malapelle, David Gandara et Natasha Leighl. Leurs interventions ont permis de dresser un panorama complet des avancées scientifiques, mais aussi des limites actuelles de diffusion de ces technologies dans les systèmes de santé.
Au-delà des résultats de recherche, les échanges ont surtout mis en évidence une problématique centrale : la transition entre innovation scientifique et application concrète en routine clinique reste encore incomplète dans de nombreux pays.
L’IHU RespirERA engagé sur les enjeux d’implémentation
Dans ce contexte, le Pr Paul Hofman, directeur de l’IHU RespirERA, a animé plusieurs tables rondes consacrées aux conditions d’intégration de la biopsie liquide dans les laboratoires et les établissements de santé.
Les discussions ont porté sur la nécessité de structurer des cadres organisationnels et techniques permettant une utilisation fiable et reproductible de ces tests. Les participants ont également souligné l’importance de garantir un accès plus équitable à ces innovations, encore inégal selon les régions et les systèmes de santé.
Les échanges ont enfin mis en évidence plusieurs freins persistants, notamment liés à l’harmonisation des pratiques, à l’évaluation de la qualité analytique et à l’intégration des résultats dans les décisions thérapeutiques.
Une dynamique scientifique en pleine structuration
Le programme scientifique du workshop a exploré l’ensemble du champ de la biopsie liquide, depuis les biomarqueurs circulants les plus connus, comme l’ADN tumoral circulant, jusqu’à des approches plus récentes incluant les cellules tumorales circulantes, les vésicules extracellulaires et d’autres fluides biologiques encore en cours d’exploration.
Ces travaux traduisent une évolution majeure de l’oncologie moderne, qui tend progressivement vers des approches plus dynamiques, moins invasives et mieux adaptées au suivi longitudinal des patients.