Un congrès international dédié aux enjeux de santé respiratoire
Les 17 et 18 juin 2026, le congrès franco-indien s’est tenu à Nice sous l’égide de l’IHU RespirERA et de l’Université Côte d’Azur. Cet événement international a réuni plus de 20 orateurs issus de l’IHU RespirERA et du continent indien, notamment des Universités d’Ashoka, de l’Institut d’information technologique Indraprashta de New Delhi et de l’Institut Indien des Sciences de l’Université de Bangalore.
Ce rendez-vous scientifique a permis de faire le point sur les nouvelles données concernant l’impact de l’environnement et de la pollution atmosphérique sur la santé respiratoire, en croisant plusieurs approches : intelligence artificielle (outils informatiques capables d’analyser de grandes quantités de données), recherche translationnelle (passage des découvertes scientifiques vers des applications concrètes pour les patients) et études comparatives entre grands programmes de recherche.
Pollution atmosphérique : un enjeu majeur de santé publique
La pollution de l’atmosphère en Inde représente aujourd’hui un enjeu majeur de santé publique. Elle est impliquée dans l’augmentation de plusieurs maladies respiratoires, dont les cancers du poumon, les maladies asthmatiques et les bronchopneumopathies chroniques obstructives, aussi appelées BPCO (maladies respiratoires chroniques qui gênent durablement la respiration).
Comme l’a rappelé Paul Hofman, Directeur de l’IHU RespirERA et l’un des organisateurs du congrès international :
« Lutter contre la pollution est à ce jour une urgence pour freiner l’incidence des maladies respiratoires. »
Les échanges ont ainsi mis en évidence la nécessité de mieux comprendre les effets de la pollution atmosphérique sur les populations, afin de développer des actions de prévention, d’anticipation et de recherche adaptées aux réalités locales.
L’intelligence artificielle pour mieux anticiper les risques
Les nouveaux outils d’intelligence artificielle occupent une place croissante dans la recherche en santé respiratoire. Lors du congrès, plusieurs interventions ont montré comment ces outils peuvent aider à anticiper l’impact de différents facteurs de risque liés à la pollution atmosphérique dans les populations.
En analysant de grandes quantités de données environnementales, médicales et biologiques, l’intelligence artificielle peut contribuer à mieux identifier les populations les plus exposées, à comprendre les trajectoires de certaines maladies respiratoires et à soutenir la construction de programmes collaboratifs entre équipes françaises et indiennes.
Mieux comprendre les prédispositions individuelles
Au-delà de l’exposition à la pollution, les intervenants ont également abordé certains facteurs de prédisposition individuelle. Parmi eux figurent des éléments encore mal connus, comme les habitudes alimentaires ou la prédisposition génétique des individus, qui peuvent augmenter le risque de développer des maladies respiratoires.
Ces travaux soulignent l’importance d’une approche globale de la santé respiratoire, intégrant à la fois l’environnement, les modes de vie, les caractéristiques biologiques et les données issues des populations.
Des collaborations franco-indiennes autour de la recherche respiratoire
Le congrès a également permis de présenter les actions mises en place au sein des universités indiennes et de l’IHU RespirERA. Les échanges entre les différents intervenants ont ouvert la voie à la construction de programmes collaboratifs autour de la pollution atmosphérique, de l’intelligence artificielle et des maladies respiratoires.
Des approches plus fondamentales ont également été exposées, avec pour objectif de mieux comprendre les mécanismes cellulaires à l’origine de certaines pathologies respiratoires, notamment les maladies fibreuses interstitielles (maladies pulmonaires qui entraînent une rigidification progressive du tissu pulmonaire).