Une réunion internationale au cœur de la santé respiratoire
Du 27 au 29 avril 2026, un consortium d’experts mondiaux des cancers du poumon s’est réuni au siège de l’IARC (Centre international de recherche sur le cancer), à Lyon, sous l’égide de l’OMS (Organisation mondiale de la Santé).
Cette rencontre a réuni des spécialistes venus d’Amérique du Nord, d’Amérique du Sud, d’Asie, d’Europe et d’Australie. Leur objectif : actualiser la classification des cancers du poumon, qui sera prochainement utilisée à travers le monde.
Cette nouvelle classification vise à redéfinir les bases morphologiques et moléculaires des cancers du poumon. Les bases morphologiques correspondent à l’étude de l’aspect des cellules et des tissus au microscope. Les bases moléculaires concernent l’analyse des caractéristiques biologiques des cellules tumorales, notamment au niveau des gènes et des protéines.
Mieux diagnostiquer pour mieux traiter les patients
Le cancer du poumon reste le cancer le plus meurtrier dans le monde. Face aux avancées rapides de la recherche, il est essentiel d’adapter les outils de diagnostic afin d’améliorer la prise en charge des patients.
Cette nouvelle classification permettra d’intégrer les entités apparues ces quatre dernières années dans le domaine des cancers du poumon. Elle constituera un ouvrage de référence pour les pathologistes et les biologistes moléculaires du monde entier.
Les pathologistes sont les médecins spécialistes de l’analyse des cellules et des tissus. Les biologistes moléculaires étudient, quant à eux, les mécanismes biologiques à l’échelle des molécules, comme l’ADN ou les protéines.
Le Pr Paul Hofman, représentant français au sein du consortium
Parmi les experts mobilisés, la France était représentée par le Pr Paul Hofman, directeur de l’IHU RespirERA à Nice.
Sa mission au sein de ce groupe international était de créer un nouveau chapitre consacré aux marqueurs moléculaires prédictifs de réponse aux thérapeutiques de la médecine personnalisée.
Ces marqueurs moléculaires sont des caractéristiques biologiques observées dans la tumeur. Ils permettent d’aider les médecins à identifier les traitements les plus adaptés à chaque patient, en fonction du profil de son cancer. C’est l’un des principes majeurs de la médecine personnalisée : proposer une prise en charge plus ciblée, plus précise et mieux adaptée à chaque patient.
Un ouvrage de référence pour harmoniser les pratiques dans le monde
Cette nouvelle classification mondiale des cancers du poumon a pour ambition d’harmoniser les pratiques diagnostiques à l’échelle internationale.
L’objectif est de permettre aux professionnels de santé de s’appuyer sur des critères communs, quel que soit leur pays d’exercice. Cette harmonisation est essentielle pour renforcer l’équité d’accès au diagnostic et à la prise en charge des patients atteints de cancer du poumon.
En participant à ce travail de référence, l’IHU RespirERA contribue à la diffusion des connaissances les plus récentes en santé respiratoire et à l’amélioration des pratiques médicales au service des patients.
Cette réunion internationale marque une étape importante dans l’évolution du diagnostic des cancers du poumon. La contribution du Pr Paul Hofman à cette nouvelle classification mondiale illustre l’expertise de l’IHU RespirERA dans le domaine de la pathologie thoracique et de la médecine personnalisée.