Le 30 septembre 2026, le Pr Paul Hofman, directeur de l’IHU RespirERA, a participé à un webinaire international consacré à la biopsie liquide. Son intervention a présenté les possibilités et les défis de cette approche pour détecter plus tôt le cancer du poumon et envisager des interventions en amont de son développement.
Un rendez-vous pour partager les connaissances
Intitulé « Liquid biopsy in lung cancer and other diseases: state of the art and perspectives », ce webinaire réunissait des spécialistes autour des applications actuelles et des perspectives de la biopsie liquide. Placé sous la responsabilité scientifique de Marcello Tiseo et Roberta Minari, il abordait le cancer du poumon ainsi que d’autres cancers, notamment du sein et colorectal.
Le Pr Paul Hofman est intervenu dans la session consacrée à la détection du cancer, avec une présentation sur les défis et les possibilités de la biopsie liquide pour l’interception du cancer.
Rechercher dans le sang des indices de cancer
La biopsie liquide (analyse d’un liquide biologique, comme le sang, pour rechercher des éléments liés à une tumeur) permet d’étudier différents signaux : cellules tumorales, fragments d’ADN ou certaines molécules. Ces éléments peuvent apporter des informations sur la maladie sans prélever directement un fragment de la tumeur.
Dans sa présentation, le Pr Hofman a exploré plusieurs pistes de recherche visant à utiliser ces signaux pour repérer plus tôt le cancer du poumon. Il a également distingué la détection précoce, qui recherche un cancer déjà présent, de l’interception du cancer (approche visant à agir sur les premières étapes de son développement, avant qu’il ne devienne cliniquement manifeste).
Combiner les approches et valider leur fiabilité
L’intervention a souligné les défis biologiques et techniques de ces recherches, ainsi que l’importance de valider les performances des tests avant d’élargir leur utilisation.
Parmi les perspectives présentées figure la combinaison des analyses sanguines, de l’imagerie médicale et des informations cliniques, avec l’appui de l’intelligence artificielle. L’objectif est de croiser ces données pour mieux identifier les situations à risque et affiner la détection.
Par cette intervention, le Pr Paul Hofman a partagé les approches explorées par RespirERA pour rapprocher recherche sur les biomarqueurs (indicateurs biologiques mesurables) et détection précoce du cancer du poumon.