Le Pr Paul Hofman, directeur de l'IHU RespirERA, était présent à la WCLC 2026 à Séoul pour y présenter un travail scientifique sur la classification des adénocarcinomes pulmonaires.

Une étude internationale pour mieux évaluer les adénocarcinomes pulmonaires

Le Pr Paul Hofman, directeur de l’IHU RespirERA, a participé à une étude collaborative internationale consacrée à l’amélioration du diagnostic des adénocarcinomes pulmonaires. Ces travaux ont été présentés lors du World Conference on Lung Cancer 2026, organisé à Séoul du 12 au 15 septembre.

Intitulée The modified classification of pulmonary adenocarcinomas shows compared to the WHO classification improved reproducibility, cette étude s’intéresse à une étape déterminante du diagnostic : l’évaluation du caractère invasif de la tumeur. Cette analyse permet notamment de distinguer un adénocarcinome in situ, considéré comme non invasif, d’une forme ayant commencé à infiltrer les tissus environnants.

Or, certains aspects observés au microscope peuvent être difficiles à interpréter et conduire à des différences d’évaluation entre les pathologistes. Pour répondre à cette problématique, les chercheurs ont comparé la classification actuellement utilisée par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) à une méthode modifiée intégrant des critères d’analyse plus précis.

Au total, 43 pathologistes spécialisés dans le cancer du poumon ont participé à l’étude. Ils ont analysé les images numériques de 60 adénocarcinomes pulmonaires opérés, mesurant trois centimètres ou moins.

Les résultats montrent que la classification modifiée améliore la concordance entre les spécialistes. Elle a permis à un plus grand nombre de pathologistes d’identifier correctement les tumeurs non invasives, tout en réduisant les variations dans la mesure de la composante invasive. Ces avancées pourraient contribuer à renforcer la précision et la fiabilité du diagnostic.

L’étude souligne néanmoins que certaines distinctions restent complexes, en particulier entre l’adénocarcinome in situ et les tumeurs présentant une croissance dite « lépidique ». Les auteurs recommandent donc de poursuivre la formation des pathologistes et de faire évoluer les systèmes de classification et les méthodes d’évaluation.

Cette collaboration internationale, à laquelle a contribué le Pr Paul Hofman, illustre l’engagement de l’IHU RespirERA en faveur d’un diagnostic toujours plus précis des cancers pulmonaires.