Portrait de la Dr Maria Teresa Landi.

Cancer du poumon chez les non-fumeurs : une conférence avec Maria Teresa Landi

01/12/2026

Le 1er décembre 2026 à 18 h, l’IHU RespirERA accueillera la Dr Maria Teresa Landi à l’amphithéâtre Le Galet (parvis de l’Hôpital Pasteur 2 à Nice). Chercheuse au National Cancer Institute aux États-Unis, elle présentera l’étude Sherlock-Lung, consacrée à la compréhension du cancer du poumon chez les personnes n’ayant jamais fumé. Participation libre et gratuite.

Une chercheuse qui explore les origines du cancer

Médecin de formation, Maria Teresa Landi consacre ses recherches aux facteurs génétiques et environnementaux impliqués dans le développement des cancers. Elle exerce au National Cancer Institute (NCI), l’institut national américain du cancer, où elle est chercheuse et conseillère scientifique principale en épidémiologie génomique (l’étude du rôle des caractéristiques génétiques dans la survenue des maladies au sein des populations).

Ses travaux cherchent à comprendre comment les tumeurs apparaissent et évoluent. Pour cela, elle croise les informations biologiques des tumeurs avec les données médicales des patients et celles concernant leurs expositions environnementales. Elle dirige notamment Sherlock-Lung, une étude internationale consacrée aux cancers du poumon chez les personnes n’ayant jamais fumé.

Comprendre le cancer du poumon en l’absence de tabagisme

Si le tabac reste le principal facteur de risque de cancer du poumon, cette maladie touche également des personnes qui n’ont jamais fumé. Selon le NCI, ces cancers représentent environ 10 à 25 % des cas dans le monde.

Certaines expositions, comme la pollution de l’air, le radon (un gaz radioactif naturellement présent dans les sols) ou le tabagisme passif, peuvent contribuer au risque. Pourtant, l’origine d’une part importante de ces cancers reste mal comprise. Mieux comprendre les mécanismes en jeu constitue donc un enjeu pour la recherche sur leur prévention, leur détection et leur prise en charge.

Sherlock-Lung : rechercher les indices laissés dans les tumeurs

L’étude Sherlock-Lung explore cette question en analysant l’ADN (la molécule qui porte l’information génétique des cellules) des tumeurs et des tissus pulmonaires voisins. Les chercheurs y recherchent notamment des signatures mutationnelles (des ensembles de modifications de l’ADN pouvant renseigner sur les mécanismes qui les ont produites).

Ces indices peuvent aider à retracer l’histoire des tumeurs et à identifier les processus impliqués dans leur développement. L’objectif est aussi de mieux distinguer les différentes formes de cancer du poumon chez les personnes n’ayant jamais fumé. Ces connaissances pourraient, à terme, contribuer à adapter les stratégies de prévention et de prise en charge.

Une conférence pour découvrir les avancées de Sherlock-Lung

Intitulée « The Sherlock-Lung Study: Breakthroughs in Lung Cancer in Never-Smoking Individuals », la conférence de Maria Teresa Landi portera sur les avancées de cette étude et sur la compréhension de ces cancers.

Ce rendez-vous proposé par l’IHU RespirERA permettra de découvrir les questions qui orientent ces recherches, aux côtés de la scientifique qui dirige Sherlock-Lung.

Rendez-vous le mardi 1er décembre 2026 à 18 h, à l’amphithéâtre Le Galet.